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jeudi 3 janvier 2019

Bye bye 2018

Ce texte a été écrit le 31 décembre 2018, avant la diffusion du Bye bye.

Chaque année, j’aime bien réfléchir à ce que je ferais comme sketch si j’écrivais un Bye bye. Bon… même si le magazine Urbania a un peu ridiculisé le procédé, ça m’amuse quand même! Alors voici mes quelques idées pour cette année :

· Je ferais peut-être l’intro du Bye bye à la manière du film 1991. Narration de Philippe Couillard à la manière de Ricardo Trogi : « Ok. En 2018, j’étais premier ministre du Québec. Mais j’étais pas là pour diriger le Québec, moé j’étais là pour elle. L’austérité. Sauf que durant la campagne électorale, ça s’est gâté… » ;

· Pastiche de la publicité de la mycose des ongles : (et je parie que ça fera vraiment partie du Bye bye) un pastiche running gag de tout ce qui représente un déni en politique. Martine Ouellet au Bloc Québécois. Legault et le troisième lien. Doug Ford et les franco-ontariens, Gilbert Rozon et Éric Salvail qui parlent de revenir sur la place publique, etc. : « Ça peut même contaminer d’autres personnes, c’est contagieux! » ;

· Le gala des Mario : Mario Pelchat animerait un gala à son nom avec des catégories telles que : « Album de l’année – meilleures reprises de la famille Daraiche », « Groupe ou duo de l’année imitant le mieux Noir silence », « Chorale de prêtes de l’année » et Klo Pelgag gagnante dans la catégorie « Interprète de l’année dont les salles étaient vides », etc. et entrecoupées de prestations des hits de Mario Pelchat interprétées par des artistes de la relève blasés ;

· Je ferais un parallèle entre des émissions comme XOXO et le « décorum » à l’assemblée nationale. C’est du déjà vu dans un Bye bye, mais je prendrais Mme Brossard qui zappe et qui tombe sur XOXO et qui voit 18 filles se faire coacher par des « conseillers » pour séduire 5 gars. Mme Brossard trouverait dont ça beau. « Ah! L’amour! Je crois rêver! ». Zap! Elle tombe sur Catherine Dorion à l’assemblée nationale vêtue d’un t-shirt de Patrice Desbiens et est outrée : « Scandaleux! Ça n’a pas sa place à l’assemblée nationale ça!... Un franco-ontarien! » ;

· Donald Trump est le plus difficile à parodier puisqu’il est lui-même plus drôle que ses parodies. J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire… Peut-être le mettre dans un anti-casting serait payant humoristiquement : disons dans le rôle du livreur philosophe dans La chute de l’empire américain? Donald Trump tombe sur une grosse somme d’argent et ne sachant trop quoi faire avec se paye une escorte (ou pourquoi pas une actrice porno)… Ça pourrait être drôle de l’entendre citer des philosophes tout croche ;

· Fausse promo de disque hommage à Charles Aznavour. Manon Massé chantant « J’me voyais déjà », Philippe Couillard chantant « Hier encore » et Jean-François Lisée chantant « Les plaisirs démodés » et François Legault « For me, For me, Formidable » ;

· Pastiche de « Les affamés » : des zombies se révoltent suite aux pénuries de cannabis à la SQDC ;

· Running gag : « Pas tellement! » de Mme Chagnon. Mettons-en partout, c’est drôle! ;

· La publicité avec les trois petits cochons voudraient qu’on abolisse « LES PAILLES! » des restaurants ;

· Hubert Lenoir chante « Cheffe de personne » à Martine Ouellet.

Ce que je ne ferais plus :

· Imiter Céline Dion en faisant « pô pô pô pôaaa! ». Quoi que Marc Labrèche a fait une Céline très drôle l’an passé ;

· Un sketch d’animateurs sportifs qui parlent mal – Toujours payant, car avouons-le, les jeux de mots sont généralement très bons, mais c’est toujours le même sketch année après année.

mercredi 3 octobre 2018

Je ne suis pas un robot

Cher Internet,

Je ne suis pas un robot.

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C'est confirmé.

Plus la peine de me faire repérer des voitures ou des noms de rue dans des images floues.

Plus la peine de me faire écrire des chiffres et des lettres tordues et inversées.

Je ne suis pas un robot.

Tu connais mes goûts, tu m’envoies des publicités personnalisées, tu me suis constamment en me géolocalisant, tu lis mes courriels, tu sais probablement combien d’argent il y a dans mon compte de banque, tu m’avertis quand je reçois un colis par la poste, tu sais où j’habite, tu connais l’ensemble de mon réseau d’amis, tu sais où je travaille, tu sais qui sont mes collègues, tu me rappelles des souvenirs grâce à ce que j’ai publié il y a huit ans, tu connais par cœur la date d’anniversaire de toutes mes connaissances, tu connais mes goûts musicaux, télévisuels et cinématographiques, tu connais ceux de mes amis et tu me proposes de regarder ce qu’ils ont apprécié…

Alors, non, effectivement, je ne suis pas un robot. Et je trouve ça colossalement insidieux de ta part de me faire croire que tu vérifies si je suis une machine, sachant tout ce que tu connais de moi.

Cordialement,

Anthony