Aucun message portant le libellé télévision. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé télévision. Afficher tous les messages

mardi 14 novembre 2017

Ça n’intéressera personne (première partie)

Dans Infoman, à la fin de l’année, on entend souvent “Vive le vent” à l’orgue. En transférant en MP3 mes meilleurs vinyles de Noël en préparation pour le 1er décembre, (si on veut les écouter, il faut bien les transférer un jour ou l’autre), j’ai remarqué qu’elle figure sur cet album. C’est “magnifique”.

Résultats de recherche d'images pour « 20 succès souvenir de lucien hétu »

lundi 3 juillet 2017

Le « beigne-poutine » de Tim Horton

J’aime beaucoup les soirées électorales. Je me souviens d’un soir de 2004, j’avais 20 ans, mes amis et moi avions travaillé pour le bal des finissants de Nicolas-Gatineau. Parce que mon père était l’animateur et l’organisateur principal, nous avions eu un contrat pour filmer la soirée et pour faire la promotion du « cédérom des finissants » et de la « VHS des finissants ». Wow! Ça fait juste 13 ans et on dirait que ça en fait 30! Bref, nous n’avions pas besoin de travailler jusqu’à la toute fin du bal et nous étions rentrés assez tôt pour voir les résultats des élections fédérales. C’était le 28 juin 2004. On s’était installé devant la télé, chez mes parents avec une bonne bière bien méritée – filmer pour le bal m’épuisait intellectuellement et me déprimait, en parler serait très long… ça mériterait un autre billet – et on écoutait les discours des gagnants et des perdants.

- Anthony, c’est quoi le rapport avec le « beigne-poutine » de Tim Horton?

Je commençais à peine à être curieux par rapport à la politique. Heureusement, dans ma vie, mes parents m’ont fait écouter Elvis Gratton très jeune. J’ai regardé les Bye bye et les festivals Juste pour rire. Mon éducation politique, même si elle était bien faible, se faisait grâce à l’humour. Puis, j’ai lu Falardeau. Plus tard, j’ai lu Bourgeault. Mes opinions ont été à gauche, puis à droite, puis à gauche.

- Anthony, tu m’énerves… avec ton titre, tu nous avais promis un article sur le « beigne-poutine » de Tim Horton!

Si j’ai pu développer mon esprit critique, c’est principalement grâce aux médias : parce que j’ai regardé la télévision, parce que j’ai écouté des entrevues, parce que j’ai lu des articles. J’ai pu faire des choix à l’image de mes opinions.

- Et le « beigne-poutine » de Tim Horton, tu en penses quoi? Ça t’amuse ou ça te dégoûte?

J’ai la chance d’enseigner un cours optionnel depuis cinq ans sur le montage vidéo. Le cours a souvent changé de nom parce que j’ai toujours du mal à prendre une décision sur la direction globale de ce cours. L’an prochain, j’aimerais apporter un volet critique sur le rôle des médias. J’aimerais que mes élèves réfléchissent à la valeur d’un article, ou d’une entrevue, ou d’un documentaire sur un sujet « x » traité par tel média et qu’ils comparent cette valeur à un même sujet traité par un autre média…

- Ce n’est pas sérieux du tout ton billet, Anthony… Parle-nous de sujets qui nous intéresse vraiment!

Ainsi, ils pourraient avoir un meilleur esprit critique et choisir des sources fiables lorsque vient le temps de faire une rechercher ou de faire le montage d’un reportage ou d’un documentaire.

1429577-beigne-poutine-suscite-diverses-reactions

mercredi 22 février 2017

Quarante piasses

Je fais un projet dans mon cours de multimédia qui est sous forme de concours. Le projet déborde un peu de l’évaluation et dénote un côté compétitif. Quand la compétition est saine, elle donne une certaine source de motivation et c’est pourquoi je ne suis pas toujours contre. Peut-être plus particulièrement dans le domaine des arts, car une œuvre ne fait jamais l’unanimité et je crois qu’un artiste est toujours plus lucide s’il est humble.

Bref, le travail est de créer la page couverture de l’agenda de l’an prochain. Le gagnant (ou l’équipe gagnante) aura la chance de voir leur travail sur l’agenda de l’an prochain (comme ils seront au Cégep, on leur remettra une copie, évidemment) en plus de gagner un certificat cadeau de 40$.

Je vois personnellement ce certificat cadeau comme un droit d’auteur. Nous utiliserons leur œuvre, la copierons plus de 1000 fois sur un agenda qui sera vu tous les jours par tous les étudiants de l’école. Ce n’est pas rien et pour moi, le droit d’auteur est un concept essentiel à enseigner au secondaire. Je veux être bien clair : il ne s’agit pas d’un travail normal, il s’agit d’un travail qui sera réutilisé, imprimé et publié. L’utilisation de leur œuvre mérite un prix, à mon avis.

… Quarante dollars. Pour leur faire comprendre la notion de droit d’auteur. Je pensais que c’était pour être suffisant. Peut-être pas…

Je cherchais donc un certificat cadeau en lien avec le cinéma ou la télévision et j’ai proposé à mes élèves un certificat cadeau de 40$ pour le service Netflix. Déjà que je pilais sur certaines de mes convictions (car Netflix ne pait pas de taxes/impôts au Canada – beurk! – et ne présente presque aucun contenu québécois – re-beurk!), j’ai fait face à un autre problème… qui m’a déçu… encore une fois…

- Oui, mais… monsieur, on a tous déjà Netflix.

- Ah! Ben c’est parfait, lors de votre prochain abonnement, vous pourrez avoir quatre mois payés par votre certificat cadeau et si jamais vous êtes deux, ça vous fera deux mois chacun… à la limite, prenez-vous un abonnement 2 écrans et profitez tous deux de 4 mois!

- Ben non… c’est pas nous qui paye…

- C’est vos parents?

- Ben oui!

- Mais si jamais vous déménagez l’an prochain, le certificat cadeau va être encore bon, vous pourrez l’utiliser.

- Nos parents vont nous payer encore Netflix monsieur…

- Ah… Donc, un certificat cadeau de 40$ pour Netflix, ce n’est pas vraiment une paye?

- Non… C’est une paye pour nos parents.

- Ok… Je vais réfléchir à ça.

Alors je réfléchis. D’autres élèves m’ont dit qu’ils utilisaient un même compte Netflix pour toute la famille élargie. Tante, oncle, cousin, voisine, etc. On est loin de la compréhension des droits d’auteurs…

Au secondaire, ne travaillant pas, quand j’allais au cinéma, c’était souvent mes parents qui payaient. Je me rappelle en secondaire 5 avoir gagné une entrée gratuite au cinéma pour mon assiduité scolaire. Ce n’était pas grand-chose, mais j’étais content… Il me semble que jamais je ne me suis dit que le certificat n’en valait pas le coût parce que mes parents me payaient des sorties et que je ne maximiserais pas mes profits…

Merde, un certificat-cadeau Netflix, ce n’est pas non plus 40$ de rabais sur un REER!

Hm! Un REER! C’est peut-être ça la solution…

Ça me déprime un peu…

dimanche 11 septembre 2016

C’était un mardi

Je suivais un cours optionnel de photo au Cégep, c'était pendant la pause et même si tout le monde sortait de la classe pour aller gambader dans les corridors, je restais là à faire un devoir de maths. En revenant, le gars assis en arrière de moi était vraiment désagréable et parlait fort. Mais j'étais concentré sur mon devoir et je n'écoutais pas trop ce qu'il disait. Il s'obstinait avec la fille à côté de lui. « Non, le World Trade Center, c'est pas la même affaire que l'Empire State Building... Le World Trade Center, c'est les tours jumelles. » Le cours a repris, comme si de rien n'était.

Tout de suite après, j'avais un cours de philosophie. C'est le prof qui nous a posé la question : « Savez-vous ce qui vient d'arriver? » Silence. Personne ne comprenait et ce que les gens avaient entendu entre les cours ressemblait plutôt à des rumeurs qu’à des faits. Il nous a expliqué et il nous en a parlé pendant le cours au complet.

Cette journée-là, je finissais autour de 17h. Une semaine plus tôt, ma grand-mère décédait et en arrivant chez moi, mon père, mon oncle et mon parrain étaient en train de déménager des meubles et des boîtes de souvenirs. Je trouvais ça triste et je faisais mes devoirs dans le sous-sol, entre les meubles de ma grand-mère et des boîtes placées n’importe comment en attendant de leur trouver une place. J’ai allumé la télé. Les images jouaient en boucle. Ce n’était pas un film de guerre ou de science-fiction. C’était vrai.

C’était un mardi, il y a 15 ans.

mercredi 13 avril 2016

Le prochain Bye bye sera réalisé par Simon-Olivier Fecteau

Je crois que mon rêve ultime serait d’être auteur sur un Bye bye. Sérieusement. Je sais que ça peut vous paraître banal comme rêve, mais vous n’avez pas idée à quel point j’aimerais faire ça. Je n’ai pas l’audace qu’a François Bellefeuille d’abandonner mon emploi pour aller étudier à l’école nationale de l’humour… Ce rêve surpasse :
  • Être millionnaire ;
  • Apprendre à voler ou respirer sous l’eau ;
  • Être moins roux ;
  • Mettre mes doigts dans une prise électrique.
Bon… c’est vrai que beaucoup de choses surpassent le fait de se mettre les doigts dans une prise électrique, mais vous comprenez quand même le concept. Être co-auteur sur un Bye bye, je trouverais ça extraordinaire!
[J’escamoterai ici un passage très ordinaire de mon texte qui raconte que je faisais des Bye bye avec mes amis au primaire. C’était vraiment trop quétaine et rappellerait de mauvais souvenirs à mes anciens enseignants.]
On a appris aujourd’hui que c’est Simon-Olivier Fecteau qui réalisera le prochain Bye bye, donc qui laissera probablement la place à une toute nouvelle mouture de comédiens et d’auteurs… si bien que je me suis demandé : qui ferait partie de mon équipe de rêve pour un Bye bye? On ne sait jamais, peut-être que Simon-Olivier lira mon blogue et sera inspiré de mes idées… On ne sait jamais, peut-être osera-t-il même me choisir comme co-auteur parce que j’ai écrit ce billet! On ne sait jamais… peut-être que des ailes et des branchies me pousseront en fin de semaine pour que je puisse enfin voler et respirer sous l’eau… Bof… Non…
Bref, pour jouer le jeu… Une équipe de rêve pour une Bye bye.
Les auteurs : À mon avis, ça prend de la diversité. Un bon Bye bye sait plaire à tous les groupes d’âge, tous les publics (humour noir, humour burlesque, humour parodique, etc.). C’est pourquoi je choisirais : Martin Cloutier, Jean-François Mercier, Guy A. Lepage, Louis T., Sylvain Larocque et Simon Cohen. Je donnerais la script-édition à… François Avard. Qui d’autre?
Les comédiens : Pour l’exercice, je tenterai une toute nouvelle équipe (par rapport à celle de l’an passé), mais je crois qu’en pratique, j’aurais repris certains comédiens qui ont fait le Bye bye l’an passé. Alors je choisirais : Stéphane Rousseau, Léane Labrèche-D’or, Yves P. Pelletier, Anthony Kavanagh et Anne Dorval.
Je suis certain qu’Anne Dorval ferait une bonne Nathalie Normandeau en tôle, que Stéphane Rousseau ferait un bon Sam Hamad en procès, qu’Yves P.Pelletier ferait un bon PKP troublé par les Panama Papers, que Léane Labrèche-D’or ferait une bonne Marie-Mai qui se sépare et qu’Anthony Kavanagh ferait un bon Louis Morissette!!